Décoration Sophie Bosc / Paysagisme Michel Semini / Photographies de Joanna Maclennan 

L’architecture d’un territoire.

Prendre conscience de la force et de la complexité que peut être un territoire. Dans sa douceur comme dans sa rudesse, dans sa logique propre et dans sa multiplicité de formes. On ne construit pas de la même façon à
20km à la ronde.
Cette notion de territorialité, « du paysage lointain » à « l’environnement proche » jusqu’à l’intérieur de la maison et à son plan, (passé, logique climatique, localité, usages et coutumes, traditions de mise en oeuvre, matériaux, etc…) devient un appui projectuel (sans être un prétexte stylistique), un référant, une source d’inspiration pour innover, une continuité sans rupture frontale, un dialogue.
Une architecture se traduisant bien entendu par une expérience vécue du retour au contexte, au lieu, comme marqueur de temps. Une architecture acceptant d’être fille de l’humanité ou d’un certain régionalisme, et généreuse en acceptant et prévoyant elle-même les modifications par d’autres futurs.
Nous parlerons de mixité, d’hybridation entre le préexistant et la réalité de notre temps, pas plus ni moins que ce que pourrait être l’évolution architecturale d’un courant de pensée.
Bien sûr, la modification entraîne toujours destruction ou disparition, mais c’est ici qu’intervient la notion d’inventaire et de sélection des éléments à conserver, la pertinence est ici dans le choix de ces éléments pour appuyer le projet mais aussi par leur mise en valeur par contraste avec la modernité. Il n y a pas vraiment de méthode ou de programme, c’est par un long apprentissage et un questionnement sincère que le bon sens et l’intuition se fera. La méthode serait plutôt dans l’utilisation des outils nécessaires à la collecte d’information et des outils nécessaires à la réflexion.

« Fonder vous sur le génie local (…) » Wright.