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Jacques Couëlle 1902 - 1996 France Ces brillants père et fils, les deux artistes et architectes qui ont eu un rôle décisif dans le développement du style et de l’architecture de la Costa Smeralda. Ils ont réalisé un véritable chef-d’œuvre qui est ensuite devenu célèbre dans le monde : l’Hôtel Cala di Volpe qui extérieurement ressemble à un vieux village de pêcheurs méditerranéen, tandis que l’intérieur este une création moderne d’architecture surréaliste, qui envoûte et excite l’esprit de ses visiteurs. Eugène Viollet-le-Duc 1814 - 1879 France Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc (Paris, 27 janvier 1814 - Lausanne (Suisse), 17 septembre 1879) est un architecte français, connu surtout pour ses restaurations de constructions médiévales. Il était le fils d'un haut-fonctionnaire et ses amis d'adolescence furent l'écrivain Sainte-Beuve ou encore Prosper Mérimée. Au début des années 1830, un mouvement de restauration du patrimoine médiéval apparut en France. Prosper Mérimée demanda à Viollet-le-Duc, architecte (il avait boudé les Beaux-Arts) de retour d'un voyage d'études en Italie, de restaurer l'abbaye de Vézelay en 1840. Ce travail marqua le commencement d'une longue série de restaurations. Pendant toute sa carrière, il prendra des notes et des croquis, pas seulement des constructions sur lesquelles il travaillait, mais aussi des constructions romanes, gothiques et Renaissance qui devaient être bientôt démolies. Son étude de la période médiévale et de la Renaissance ne s'est pas limité à l'architecture : il s'intéressa aussi au mobilier, aux vêtements, aux instruments de musique, à l'armement… Son point de vue sur la restauration est remarquable et s'oppose à la simple conservation : « Restaurer un édifice, ce n'est pas l'entretenir, le réparer, ou le refaire, c'est le rétablir dans un état complet qui peut n'avoir jamais existé à un moment donné. » En application de ces principes, Viollet-le-Duc modifia irrémédiablement plusieurs monuments, ce qui explique que son œuvre soit controversée, mais ceci permit souvent de les sauver. Il est aussi historien et surtout théoricien de l'architecture. À ce titre, il tentera de s'imposer à la chaire d'histoire de l'architecture de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (expérience vaine, en raison d'une cabale menée par Julien Guadet - qui prendra sa place - et par Jean-Louis Pascal). Il sera ensuite, en réaction contre l'enseignement de la rue Bonaparte, à l'origine de la création de l'École spéciale d'architecture, boulevard Raspail. Ses idées inspirèrent nombre de ses contemporains, des créateurs de l'art nouveau au tournant du XXe siècle et trouvèrent même un nouvel essor au travers de réalisations récentes. Homme aux amitiés remarquées, son nom a été associé aux excès du romantisme, - Faire du Viollet-Leduc - avait, jusqu'à la fin du XXe siècle, des connotations péjoratives que les colloques et expositions présentés lors du centenaire de sa mort en 1979 ont contribué à atténuer. Norman Foster 1935 britain Il suit des cours d'architecture et d'urbanisme à l'université de Manchester, il est diplômé en 1961. L'année suivante, il gagne une maîtrise en architecture à l'université de Yale. En 1963, il a fini ses études et fonde directement un cabinet, la « team 4 », avec Wendy Cheeseman Foster (son épouse), Richard Rogers et Gorgie Wolton. Il travaillera dans ce cabinet quatre ans puis, en 1967, lui et son épouse montent « Foster Associates ». Il élabore lui-même les plans de ce cabinet situé à Londres en 1972, puis d'un deuxième en 1981. Notons, qu'entre 1968 et 1983, il collabore avec Buckminster Fuller à un certain nombre de projets. Aujourd'hui, il travaille encore dans le cabinet qu'il a monté avec sa femme, cependant renommé « Foster and Partners » et qui désormais compte XX employés dont XX architectes. Il s'occupe de plusieurs dizaines d'importants projets par an, et réalise aussi du mobilier signé et des projets d'aménagement et de décoration intérieure. Grand architecte de ce siècle, il jouit d'une renommée internationale et a été récompensé des plus grands prix. Il serait trop long de citer toutes les récompenses qui accompagnent sa carrière puisqu'il a remporté plus de 260 récompenses et prix d'excellence de tous les pays, et plus de 55 victoires en concours nationaux et internationaux. À titre d'exemple, il a reçu la médaille d'or de l'Académie française d'architecture en 1991 et la médaille d'or de l'institut des architectes américains en 1994. Cette même année, il fut nommé officier de l'ordre des arts et lettres du ministère de la Culture française. En 1997, il fut décoré de l'ordre du Mérite par la reine d'Angleterre et en 1999 il fut créé pair du Royaume-Uni comme Baron Foster of Thames Bank. Il est alors très impliqué dans le monde architectural londonien : membre du Royal College of Art membre du Royal Institute of British Architects membre de l'Architecture Foundation of London vice-président de l'Architectural Association in London Enfin, en 1999, il a reçu le célèbre "Pritzker Architecture Prize", qui récompense les meilleurs créateurs du monde. Claude-Nicolas Ledoux 1736 - 1806 France Cet architecte et dessinateur construira de nombreux hôtels particuliers à Paris, l'hôtel d'Hallwill (1766) visible au 28 de la rue Michel-Lecomte, l'hôtel d'Uzès (1767) et l'hôtel de Montmorency (1772). La plupart seront détruits lors des travaux du baron Haussmann. Parmi ses nombreuses réalisations, figurent l'ensemble des Salines royales de Chaux à Arc-et-Senans (1771), qui constituent les premiers essais d'urbanisme industriel complet comprenant ateliers, logements, écoles et maison de plaisirs. Ledoux entreprendra la construction des "barrières de Paris" à partir de 1785, édifices conçus pour la perception de l'octroi lors de l'entrée des marchandises dans la capitale. La plupart des édifices de l'enceinte des Fermiers-Généraux ne resistera pas à la Révolution, à l'exception des rotondes La Villette et du parc Monceau et les pavillons d'octroi de la place Denfert-Rochereau et de l'avenue du Trône, près de la place de la Nation. On lui doit également le pavillon de madame du Barry à Louveciennes (1770), les écuries de madame du Barry à Versailles (1771), le château de Bénouville en Normandie (1768-1777), le théâtre de Besançon (1778-1784) et la prison d'Aix-en-Provence. Oscar Niemeyer 1901 Brazil Né à Rio de Janeiro en 1907, Niemeyer y fait ses études à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts. Il débute sa carrière en 1934 dans le cabinet d'architecture de Lucio Costa, où il collabore à la construction du Ministère de l'éducation et de la santé, à Rio de Janeiro, qui manifeste par son allure générale l'influence directe du Corbusier, qui en est l'architecte-conseil ou maître spirituel. Néanmoins, Niemeyer lui écrivit : " J'espère que vous appréciez notre effort dans le sens de l'interprétation des idées et des partis que vous nous avez enseignés... ". Il étudie alors les possibilités formelles apportées par l'utilisation du béton armé dont la malléabilité permet de développer les surfaces courbes des arcs, des voûtes, des rampes, mais aussi des façades ou parois, et de démultiplier les possibilités offertes par les colonnes et les pilotis. Andrea Palladio 1508 - 1580 Italia Andrea Palladio, né à Padoue le 8 novembre 1508, mort à Vicence en 1580, est un architecte de la Renaissance italienne. Son père l'inscrit, à l'âge de 13 ans, pour six ans dans l'atelier de l'architecte et sculpteur Bartolomeo Cavazza da Sossano à Padoue. En avril 1523 Palladio s'enfuit à Vicence, mais est contraint de revenir pour rupture de contrat. Un an plus tard il s'inscrit à la corporation des sculpteurs de Vicence. Il rassembla ses plans et ses dessins dans un traité intitulé les Quatre livres d'architecture. Lors de plusieurs séjours à Rome, il étudie les édifices antiques et les écrits de Vitruve. Ces études de l'antiquité ont eu une influence déterminante sur ses propres édifices. Son art a eu un impact considérable : au début du XIXe siècle, Thomas Jefferson, a étudié l'œuvre de Palladio. De retour aux États-Unis, il applique sa syntaxe formelle en Virginie, pour sa maison de Monticello, près de Charlottesville. Fernand Pouillon 1912 - 1986 France L'architecte et urbaniste français Fernand Pouillon, né le 14 mai 1912 à Cancon (Lot-et-Garonne) et mort au château de Belcastel (Aveyron) le 24 juillet 1986, fut un des grands bâtisseurs des années de reconstruction après la Seconde Guerre mondiale en France. Il a réalisé de nombreux équipements et bâtiments publics à Marseille, Aix-en-Provence, en région parisienne, en Algérie ainsi qu'en Iran. Ses réalisations se caractérisent par une insertion exceptionnelle dans le site, un équilibre des masses né de proportions harmoniques rigoureuses, des matériaux nobles et la collaboration d'artistes sculpteurs, céramistes, paysagistes de très grande qualité François Spoerry 1912 - 1999 France François Spoerry est diplômé de l'École des Beaux Arts de Marseille en 1943. Il ouvre son premier cabinet d'architecture après la guerre à Mulhouse, sa ville natale, où il est associé à un nombre important de projets de reconstruction. Il construit plusieurs ensembles résidentiels, ainsi que la Tour de L'Europe, la plus grande structure française de l'époque, au sommet de laquelle se trouve en restaurant panoramique tournant. Il est l'urbaniste du nouveau centre de Mulhouse et spécialiste des cités lacustres. Il a notamment créé de toutes pièces la cité de Port-Grimaud en lieu et place d'un marécage, cité dont une des places porte depuis quelques années son nom. F. L. Wright 1867 - 1959 U.S.A Frank Lloyd Wright verra le jour au sein d'une famille extrêmement pieuse. Son père, William Wright, était prédicateur. Il quittera son épouse Anna Lloyd Jones, une fille de pionniers de religion unitarienne, en 1885. Cette dernière placera son fils Franck auprès d'un ingénieur de Madison afin de l'aider à financer ses cours de génie civil à l'université. Frank s'installera à Chicago deux années plus tard. Il travaillera quelques mois dans le cabinet de l'architecte L. Silsbee, avant de rejoindre celui d'Adler et Sullivan, l'un des représentants de l'école de Chicago. Il y restera six années, épousera Catherine Tobin dont il aura six enfants, et fera construire une petite maison à Oak Park en 1889. Cette construction, dotée ultérieurement d'une grande salle de jeu à éclairage zénithal, préfigurera les maisons de la prairie. Sullivan, découvrant que Wright consacrait ses loisirs à des travaux d'architecture personnels, le licenciera en 1893. Franck signera sa première commande, la maison Winslow, quelques semaines plus tard. Il dessinera ensuite des bâtiments, sans adopter un style très personnel. Celui-ci s'affirmera en 1897, avec les premières maisons de la prairie constituées de plusieurs pavillons reliés entre eux ou d'une seule entité. Franck s'efforcera d'intégrer l'architecture dans le paysage, tout en prenant en compte les contraintes du climat. L'architecte abordera les problèmes d'éclairage et de ventilation d'une façon nouvelle en variant les hauteurs de plafond, adoptant des claires-voies et des grandes baies et en mettant en oeuvre de nouveaux matériaux tels le béton et l'acier. Ayant le sentiment d'être parvenu à ses limites, Wright partira pour l'Europe en 1909 avec la femme de l'un de ses clients, Mamah Cheney. Il abandonnera ainsi son épouse et ses enfants. Franck fréquentera les architectes d'avant-garde autrichiens, allemands et hollandais et publiera, en 1910, le portfolio Wasmuth constitué de dessins de ses projets. Il reviendra dans le Wisconsin en 1911, fondera la communauté de Spring Green, et construira un bâtiment à vocation communautaire, domestique et agricole sur un terrain offert par sa mère. Il s'y installera avec sa compagne et ses deux enfants. Inspiré des conceptions japonaises de la maison, Taliesin associera des différentes parties de l'édifice à leur environnement, grâce à un jeu subtil de dénivellations et d'imbrications. Les bâtiments brûleront en 1914 et Cheney décédera. Miriam Noël, qui deviendra la troisième compagne de Wright, le suivra au Japon de 1915 à 1921. Reconstruit, Taliesin, brûlera une seconde fois en 1925. Olga Lazovitch, la quatrième et dernière épouse de Wright, participera à l'édification de Taliesin III et la mise en place des règles monastiques du collège en 1932. Franck élèvera l'ensemble de Taliesin West, à Phoenix, en 1938. Wright inventera un nouveau langage architectural en assemblant des figures géométriques pour engendrer un espace fluide. Cette conception usonienne donnera notamment naissance à la maison sur la cascade (1936) et la maison Pew construite par les apprentis de Taliesin, en 1940, avec des matériaux bon marché. Wright inventera de nouvelles associations de formes et matériaux. Il emploiera ainsi le verre Pyrex pour ses fameuses colonnes fines et évasées du Johnson Wax (1936-1939), la brique pour l'entrée du magasin Morris de San Francisco (1948), le béton uni pour la spirale du musée Guggenheim à New York (1959) et la tôle ondulée translucide pour la synagogue Beth Sholom à Philadelphie (1959). Wright, qui dessinera les plans de 800 constructions au cours de sa très longue carrière, verra la moitié des projets exécutés. |